Interview de Zinedine Zidane

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Quatre ans après l’arrêt de sa carrière, Zinedine Zidane reste un phénomène médiatique dans le monde du football. Chacun veut connaître son avis sur le football actuel, en particulier en ces temps troublés pour l’équipe de France.

Au fil d’une carrière aussi éblouissante que victorieuse, l’ancien numéro 10 des Bleus a tout connu en Coupe du Monde de la FIFA : de la joie d’avoir soulevé le trophée à domicile en 1998, au fiasco de 2002 en passant par l’ubuesque carton rouge de 2006, Zizou a marqué l’histoire de l’événement footballistique majeur.

En exclusivité pour FIFA.com, “ZZ” replonge dans ses souvenirs, parle des Bleus et évoque aussi Afrique du Sud 2010, la première Coupe du Monde de la FIFA qu’il suit depuis les tribunes.

Zinedine, comment avez-vous vécu les derniers jours tourmentés de l’équipe de France ?
Je trouve tous ces scandales un peu faciles. Les problèmes, vous les avez quand vous n’avez pas de résultat. Quand vous gagnez, tout est beau, tout est rose. Mais les vrais hommes, on les voit dans la difficulté. Des insultes, il y en a très souvent dans un groupe. Mais ça ne doit jamais filtrer. Quand vous êtes tous ensemble dans un bateau, vous ne devez pas penser que vous êtes le capitaine. On peut avoir une opinion différente de celle du coach, mais il reste le seul et unique capitaine. J’ai toujours pensé comme ça.

Yoann Gourcuff est considéré par beaucoup comme votre digne successeur avec les Bleus. Comment avez-vous vécu ses derniers mois un peu mouvementés ?
Je suis incapable de vous dire s’il connaît des problèmes dans le groupe, je ne suis pas à l’intérieur. J’espère juste qu’il va vite retrouver son jeu. Il en a la possibilité avec l’arrivée d’un coach qui le connaît bien et qui sait le mettre dans les meilleures dispositions (Laurent Blanc). Pour moi Yoann représente l’avenir de l’équipe de France.

Selon vous, quelle sera la clef de ce dernier match face à l’Afrique du Sud ?
Il n’y a plus aucun calcul à faire. La France doit attaquer, marquer beaucoup de buts et espérer un résultat favorable dans l’autre match. Beaucoup de choses ont été dites ces derniers jours mais il ne sert à rien de parler encore et toujours de cela. Même si est elle minuscule, il reste une chance de passer ce premier tour. Les Bleus doivent jouer cette chance à fond ! (les bleus ont perdu 2-1 contre l’Afrique du Sud, ndlr)

Quel sera le point fort de chaque équipe ?
La France doit prouver sa supériorité, tout simplement. Les joueurs doivent démontrer que ce n’est pas pour rien qu’ils évoluent dans les plus grands clubs d’Europe. Nous avons parlé de tout sauf de football ces derniers jours. Je suis certain que les joueurs auront cela en tête pendant le match. Ils savent qu’en cas de victoire, on pourra faire table rase du passé. On ne doit tout de même pas oublier que l’Afrique du Sud joue à domicile et n’a pas encore montré grand chose. Je suis certain que les Bafana auront à cœur de tout donner pour leur pays et rendre fiers et heureux leurs supporters.

Vous avez disputé trois Coupes du Monde de la FIFA, toutes différentes les unes des autres. Quel sentiment vous habite quand vous pensez à cette compétition ?
C’est vrai que j’ai gagné en 1998, perdu une finale en 2006 et vécu une élimination au premier tour en 2002. Bref, je suis passé par tous les sentiments… Mais au final je retiens que j’en ai joué trois et qu’elles ont toutes été, en un sens, magnifiques. Même dans les échecs, j’essaie toujours de retirer quelque chose de positif.

En parlant de négatif… Est-ce que cette finale perdue il y a quatre ans reste encore au fond de vous ?
Elle l’est un peu moins, elle s’efface. Mais elle sera quand même toujours dans un coin de ma tête. Pas pour ce qui s’est passé à la fin. Mais plus pour la déception de ne pas l’avoir remportée. Cela aurait été beau d’accrocher une deuxième étoile au maillot de l’équipe de France.

Est-ce que cette finale ne symbolise pas parfaitement votre parcours en Coupe du Monde avec les Bleus ?
C’est même le résumé de ma carrière : avec du très haut et du très bas. C’est d’ailleurs comme la vie en général. Il y a des moments où tout va bien, d’autres où ce n’est pas le cas. Je ne suis pas fier de certaines choses, mais j’ai toujours accepté ce qui m’est arrivé.

Lire la suite de l’interview sur http://fr.fifa.com/worldcup/news/newsid=1254405/index.html#zidane+largentine+mieux+armee

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